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La bedaine plus dangereuse pour le cœur que l’obésité
Le 31/08/2012 par Farez Hachem
Selon une étude américaine un surplus de graisse abdominale pourrait engendrer de graves problèmes cardio-vasculaire.
Dévoilée lundi à l’occasion du congrès de la société européenne de cardiologie à Munich (Allemagne), une étude de grande ampleur réalisée aux États-Unis montre qu’avoir de la bedaine serait plus dangereux pour le cœur que d’être obèse.
L’équipe du Pr. Francisco Lopez-Jimenez de la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota) ont examiné méticuleusement un peu moins de 14 années de données sur près de 12 800 personnes âgés en moyenne de 44 ans. Les sujets étaient répartis en fonction de leur IMC (l'indice de masse corporel) dans la catégorie normale (de 18,5 à 24,9 kg/m2), en surpoids (de 25 à 29,9kg/m2) ou obèse (plus de 30kg/m2).
Les chercheurs se sont également penchés sur le rapport entre la circonférence de la taille et celle des hanches qui est un indicateur de la répartition des graisses au niveau abdominal. Les résultats leur ont permis de répartir les personnes en deux groupes, normal (moins de 0,85 chez les femmes, moins de 0,90 pour les hommes) ou élevé pour ceux dont le ratio était supérieur.
La conclusion faite par les scientifiques après avoir croisé ces données avec le registre des décès américain est surprenant. En effet le taux de mortalité des individus à l’embonpoint abdominale trop élevé s'est révélé 2,75 fois plus important que chez ceux ayant un poids et un rapport taille/hanches normaux. Alors que celui des personnes obèses l’était de 2,34 fois.
Le Dr Heinz Drexel présent lors du congrès en Allemagne et chef du service de médecine interne et cardiologie à l'hôpital de Feldkirch (Autriche) explique que « Le sang provenant du tissu gras des jambes se dirige vers les orteils et repart dans la circulation générale, alors que celui de l'abdomen se retrouve directement dans le foie, qui produit des molécules augmentant la résistance à l'insuline menant au diabète ».
Par conséquent les graisses abdominales, qui produisent aussi davantage de substances inflammatoires sont plus dangereuses que celle du reste du corps. Le docteur, expert de l’obésité abdominale, prend l’exemple des sumos qui ne sont pas plus touchés par les maladies cardiovasculaires que les autres Japonais.











